Paiement des sous-traitants, financement des rénovations et rémunération des ouvriers : plusieurs évolutions concernent les entreprises du bâtiment en octobre 2026. Pour les artisans, ces changements impliquent de revoir certaines procédures administratives et d’actualiser les données utilisées pour préparer les chantiers.

Sous-traitance : une nouvelle retenue INASTI à partir du 30 octobre

À partir du 30 octobre 2026, les professionnels concernés devront vérifier, avant de payer une facture de travaux immobiliers, si leur entrepreneur ou sous-traitant présente des dettes sociales dans le régime des indépendants.

Lorsqu’une obligation de retenue s’applique, 15 % du montant hors TVA de la facture devra être retenu et versé à l’INASTI. Ce dispositif complète les mécanismes existants concernant les dettes ONSS et fiscales.

La campagne d’avertissement commencée le 1er octobre permet aux entreprises concernées de régulariser leur situation avant l’application du dispositif. Le contrôle du cocontractant s’effectue sur la plateforme officielle Check obligation de retenue.

Wallonie : un financement davantage centré sur le projet de rénovation

Depuis le 1er octobre, le nouveau soutien wallon à la rénovation énergétique repose sur une approche globale des travaux éligibles, plutôt que sur un calcul poste par poste.

Le dispositif cible notamment les logements classés F ou G dont la rénovation permet d’atteindre au minimum le label D, ainsi que les logements E visant au minimum le label C. Des dérogations sont prévues.

Pour une maison unifamiliale, le plafond de financement passe de 60 000 à 75 000 euros. Le Rénopack associe un prêt à taux zéro à une réduction du montant à rembourser, selon les conditions du dispositif.

Pour les artisans, cette évolution invite à préparer des devis cohérents avec le parcours de rénovation et les recommandations de l’audit préalable.

CP 124 : actualisez vos coûts de personnel

De nouveaux minima horaires s’appliquent depuis le 1er octobre aux ouvriers relevant de la CP 124. Le minimum brut atteint notamment 18,747 euros pour la catégorie I et 22,561 euros pour la catégorie IV. L’indemnité vélo passe de 0,30 à 0,32 euro par kilomètre.

Les entreprises concernées doivent intégrer ces évolutions dans leur paie et leurs estimations de coûts, en tenant compte des modalités particulières d’indexation.

Le réflexe ArtiBox : actualisez vos procédures de paiement, vos données de personnel et vos modèles de devis pour préparer les prochains chantiers avec des informations à jour.